Fini les heures supplémentaires à Sainte-Thérèse: le syndicat durcit le ton
Sans contrat de travail depuis près de trois ans et demi, les salariés cols blancs et cols bleus de la Ville de Sainte-Thérèse déclencheront dès lundi minuit une grève générale visant toute heure supplémentaire effectuée en dehors de la journée normale de travail.
«Nous pensons avoir besoin de faire ce moyen de pression pour faire bouger les choses à la table de négociations», a mentionné Yanick Dubois, vice-président du syndicat des employés.
L’employeur et le syndicat ont conclu une entente sur les services essentiels à maintenir durant cette grève légale d’une durée indéterminée.
À titre d’exemple, après les heures normales de travail, le syndicat s’engage «à fournir le personnel nécessaire pour effectuer les réparations en cas de bris d’aqueduc, du réseau d'égout et aux stations de pompage».
Si un bris de la chaussée devait survenir, les employés procéderaient également à la signalisation appropriée.
L’entente prévoit aussi que les salariés fournissent l’effort nécessaire lors de «situations exceptionnelles» où la santé et la sécurité des citoyens sont mises en cause.
Dans une décision rendue jeudi, la Commission des relations du travail a estimé «suffisants» les services essentiels prévus dans cette entente.
Négociations difficiles
Comme plusieurs employés de différents services font des heures supplémentaires à Sainte-Thérèse, Yanick Dubois espère que l’intensification des moyens de pression incite l’employeur à revenir à la table de négociations.
«Étant donné que nous ne sommes pas un grand groupe d’employés comparativement aux villes aux alentours, il faut être capable de combler en heures supplémentaires afin de donner les mêmes services. À partir de là, la grève va venir paralyser certains services de la ville», a prévenu M. Dubois.
Faut-il le rappeler, le conflit avait forcé l’annulation de la Fête nationale l’an dernier. À un mois des festivités et compte tenu de la grève qui sera déclenchée à partir de lundi, peut-on penser que l’histoire se répète le mois prochain? Si rien n’est fait d’ici là, il est possible que oui, répond M. Dubois.
«Il y a des employés en temps supplémentaire qui ne seront pas là. On ne veut pas brimer la population. Les élus savaient l’an dernier qu’il y avait un problème. On se retrouve un an plus tard et au même point», a-t-il mentionné.
M. Dubois a rappelé que les négociations achoppaient entre autres sur la portion des régimes de retraite. Il déplore qu'aucune rencontre de négociations ne soit inscrite à l’agenda.
«Nous sommes prêts à négocier le jour, la nuit, les fins de semaine. La balle est dans leur camp. Ce n’est pas vrai qu’ils vont nous avoir à l’usure», a-t-il indiqué.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Le Bureau de la concurrence enquête sur les politiques de prix annoncé minimal
Le Bureau de la concurrence ouvre une enquête sur l’utilisation des politiques de prix annoncé minimal dans le secteur de l’épicerie. L’autorité de régulation estime que ces politiques peuvent empêcher les détaillants de faire la promotion de leurs prix les plus bas, ce qui risque de priver les consommateurs d'aubaines et de restreindre ...
LIRE LA SUITE
Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...
LIRE LA SUITE
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...
LIRE LA SUITE
