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Oléoduc Énergie Est

Une petite victoire dans le dossier

Une petite victoire dans le dossier
Photo: Archives

Les revirements de situation ne cessent d'arriver dans le projet Énergie Est de TransCanada et il semble que la localité de Cacouna ne soit plus l'endroit de prédilection pour la construction d'un terminal maritime.

Après plusieurs mois de protestation et d'interventions pour la sauvegarde de la faune et la flore près de la municipalité, l'oléoduc Énergie Est de TransCanada a frappé un mur, mercredi, alors que le porte-parole de l'entreprise albertaine, Tim Duboyce, a confirmé aux médias nationaux qu'elle abandonnait la construction d'un terminal maritime ou de réservoirs connexes à Cacouna.

Dans les Basses-Laurentides, le projet avait fait l'objet de plusieurs questionnements, notamment à Mirabel et Sainte-Anne-des-Plaines, où le tracé proposé par TransCanada y prévoyait un passage.

Ce sont les aspects écologiques et environnementaux qui sont au cœur de la plupart de ces réticences et Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace, n'a pas hésité à rappeler les enjeux de l'exploitation pétrolière.

« Les menaces pour l’environnement, les communautés, l’eau potable et l’aggravation de la crise climatique liées au pipeline ne disparaitront pas même si TransCanada abandonne son projet de port au Québec. Les derniers mois ont démontré que plus les gens sont informés sur ce projet, plus ils s’y opposent », a-t-il indiqué.

À la suite de cette décision, TransCanada envisage maintenant de transporter le pétrole de l'ouest directement à Saint-John, au Nouveau-Brunswick. Malgré tout, le géant albertain souhaite tout de même évaluer d'autres options au Québec, afin d'implanter un port pétrolier de plus. Radio-Canada avance les sites de la Baie-des-Sables, en Gaspésie, ou de Lévis.

« La saga autour du port de Cacouna montre à quel point ce projet ne passe pas le test d’une évaluation rigoureuse. Pourquoi le gouvernement du Québec supporte-t-il encore ce projet alors qu’il est évident qu’il n’y a aucun bénéfice économique lié à un pipeline qui traverserait la province et permettrait l’exportation du pétrole bitumineux ? », a soutenu M. Bonin.

Le projet oléoduc Énergie Est a été annoncé officiellement le 1er août 2013 et, selon le calendrier initial, devait entrer en service à Québec en 2017.

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