L'hiver n'est pas sur le point de quitter la région
Astronomiquement parlant, le printemps arrive dans un peu plus de deux semaines, mais concrètement, l'hiver ne semble pas avoir l'intention de lui céder sa place.
Après un début d'hiver plutôt doux, les températures ont chuté drastiquement en janvier et en février. D'ailleurs, février 2015 a établi un record de froid, en 115 ans, parmi tous les mois de février recensés.
Maintenant que le mois de mars s'est amorcé, les températures vont s'adoucir, mais il faudra s'armer de patience avant de retrouver les normales de saison.
"Tout au long du mois de mars, les températures seront sous les normales de saison. Il y aura des petites douceurs qui viendront s'incruster, mais c'est normal que les gens soient épuisés du froid", a expliqué Marie-Josée Grégoire, météorologue chez MétéoMédia.
Le gel des Grands Lacs est une des raisons qui explique ce phénomène. Tant qu'ils seront gelés, il y aura de la neige au sol et le Québec tardera à se bâtir une chaleur.
Printemps tardif
Comme l'hiver a mis du temps à s'installer, le printemps en fera de même, un peu à l'instar de l'année dernière, où les températures froides s'étaient étirées jusqu'en avril et en mai.
"Nous nous attendons à un printemps tardif comme l'année passée, mais ce n'est pas une tendance. Il faut se rappeler du mois de mars en 2012, nous avions enregistré des températures de 26 degrés Celsius. Les extrêmes tendent être plus à la mode, mais ça ne veut pas dire que ce sera le cas l'an prochain", a souligné la chef-météorologue.
L'arrivée du printemps est souvent dictée par ce qui est vécu pendant l'hiver. Les quantité de neige et le gel y sont pour beaucoup.
Des heureux et des mécontents
Ces températures froides apportent nécessairement des avantages et des inconvénients. Pour les stations de ski des Laurentides, l'hiver qui se poursuit permet de compenser pour les grands froids de janvier et février, où seuls les plus braves dévalaient les pentes.
En ce qui concerne les entreprises de paysagement et celles qui installent les piscines, leurs services ne sont pas réellement requis lorsque les accumulations de neige sont bien visibles. Les érablières et les clubs de golf doivent également subir les contrecoups.
Les Laurentides ne sont pas épargnées
La région des Laurentides n'est pas différente de la majorité des autres régions de la province. On y prévoit des prévisions normales de précipitations et des températures sous les normales.
"Il risque tout de même d'y avoir quelques flocons au mois de mars. De plus, nous nous attendons à trois ou quatre autres bordées de neige (10 cm) en mars et en avril. Toutefois, c'est souvent les Laurentides qui obtiennent les premiers 10 degrés Celsius", a indiqué Mme Grégoire.
Comme la région est plus au nord, les nuits sont un peu plus froides qu'à Montréal, mais il n'y a pas de différences significatives. La seule différence est sous forme de précipitations.
"Lorsqu'un système passe et qu'on ne sait pas si ça va tomber en pluie ou en neige, il y a normalement plus de chances que ce soit de la neige dans les Laurentides", a-t-elle conclu.
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