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Bras de fer entre deux commissions scolaires au sujet des écoles de Mirabel

Bras de fer entre deux commissions scolaires au sujet des écoles de Mirabel
Photo: Photo Andréanne Bénard

Alors que la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord (CSRDN) s’oppose fermement à la perte de ses 3000 élèves de Mirabel, la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) se dit, elle, prête à les accueillir à bras ouverts.  
 
Dans un communiqué de presse émis mercredi matin, la CSSMI a réagi au tollé provoqué par le plan de restructuration des commissions scolaires du ministère de l’Éducation. 
 
Celui-ci propose d'annexer à la CSSMI les sept écoles de Mirabel (six primaires, une secondaire) et le Centre de formation en transport routier qui se trouvent présentement sur le territoire de la CSRDN.
 
La CSSMI trouve «malheureuses» les nombreuses réactions entendues au cours des derniers jours et considère que celles-ci auraient eu avantage à s’appuyer sur des données concrètes. 
 
«Dans notre région, différentes instances ont multiplié les interventions publiques et politiques et ont fait des recommandations sans toujours obtenir les informations pertinentes de la CSSMI [...] Une campagne de mésinformation au regard de la poursuite du parcours scolaire des élèves concernés a donc malheureusement engendré une insécurité inutile».
 
Arguments en faveur du statu quo 
 
Par voie de résolution, les conseils d’établissement de toutes les écoles de Mirabel de la CSRDN, la MRC de La Rivière-du-Nord, les Villes de Saint-Jérôme, Saint-Colomban et Mirabel, la Commission scolaire des Laurentides et la CSRDN ont récemment imploré le ministère de l’Éducation d’opter pour le statu quo.
 
Ceux en faveur du maintien comme tel du territoire scolaire craignent de voir les élèves appelés à changer d’école passer beaucoup plus de temps dans les transports. 
 
Plusieurs inquiétudes ont aussi été soulevées à l’égard des élèves inscrits dans les classes spécialisées. La difficulté d’accéder parfois à ce type de classe donne déjà des maux de tête à certains parents.
 
Conséquence possible
 
Toujours dans le même communiqué, la CSSMI s’est montrée ouverte au changement et «n’attend pas moins de ses partenaires». 
 
«Lorsqu’on ne sait pas ce qui s’en vient, on souhaite souvent le statu quo qui offre l’illusion du confort. Je suis persuadée qu’une fois que les scénarios de restructuration seront finalisés et que les familles auront pris contact avec la CSSMI, ces parents apprécieront les services offerts aux élèves», a indiqué la présidente de la CSSMI, Paule Fortier. 
 
Sans trop entrer dans les détails, on estime également que l’appui pour le statu quo aurait comme conséquence possible le report d’au moins cinq ans de la construction d’une école secondaire dans le secteur de Saint-Augustin à Mirabel.
 
Contre le retrait de Terrebonne 
 
Le plan dévoilé l'automne dernier par le ministère de l’Éducation prévoyait également que l'on retire une partie du territoire de la ville de Terrebonne du giron de la CSSMI (trois écoles primaires). La CSSMI estime qu’il serait préférable que ces institutions demeurent sur son territoire. 
 
Le ministre de l’Éducation devrait rendre public son plan final de restructuration des commissions scolaires au cours du mois de février. 
 

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