Sainte-Thérèse et Blainville réclament le retour du programme d'entretien de la Route verte
Sainte-Thérèse et Blainville unissent leur voix pour dénoncer l’abolition du programme visant l’entretien de la Route verte, ce réseau cyclable qui sillonne le Québec sur plus de 5000 kilomètres.
«On s’explique très difficilement cette décision du gouvernement provincial. Dans une région comme les Laurentides, la Route verte a un impact économique important. Il s’agit de la fréquenter les week-ends, ici à Blainville, pour y voir la circulation. Nous voulons laisser savoir notre désaccord à cette décision», a indiqué le maire de Blainville, Richard Perreault.
Rendu public le mois dernier, le pacte fiscal du gouvernement libéral prévoit l’abolition du volet 4 du programme d’entretien de la Route verte. L’abolition de ce volet financier sonnerait le glas au partenariat créé en 2001 entre les villes et le gouvernement, qui se partageaient depuis les coûts d’entretien du réseau cyclable.
Dans une résolution commune votée tant par les élus de Blainville que de Sainte-Thérèse, les deux municipalités voisines implorent le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, Pierre Moreau, à rétablir ce soutien financier.
On estime que l’abolition de ce volet «menace la pérennité de la Route verte et, par conséquent, l’existence de tronçons localisés sur notre territoire».
De plus, les municipalités estiment que cette mesure d’austérité pourrait avoir un impact néfaste sur l’économie, tant régionale que nationale.
On soutient également que le fardeau fiscal, notamment en milieu rural où la capacité de taxation est moindre, limite [la] municipalité à compenser l’aide gouvernementale octroyée dans le cadre du volet 4.
La Route verte comprend près de 5338 kilomètres de pistes cyclables à travers le Québec. À partir de Sainte-Thérèse, elle suit le corridor de la route 117 jusque dans les Hautes-Laurentides.
Le gouvernement provincial versait autrefois 1500$ par kilomètre de route à entretenir. La disparition de cette somme aura des conséquences importantes sur son entretien, estiment plusieurs associations de vélos québécoises.
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