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La disparition de 23 classes spécialisées suscite la grogne

La disparition de 23 classes spécialisées provoque du mécontentement parmi les parents et professeurs.
Photo: Photo Eric Mondou

La disparition de 23 classes spécialisées provoque du mécontentement parmi les parents et professeurs.

Quelque 150 parents et professeurs sont venus dénoncer la possible fermeture de 23 classes spécialisées à la séance tenue par les commissaires de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI), mardi soir, à Sainte-Thérèse.

Entassés dans un local qui pouvait à peine contenir une trentaine de personnes assises, les gens réunis ont rejeté en bloc les prévisions rendues publiques deux semaines plus tôt par la CSSMI quant au nombre de groupes d’adaptation scolaire prévus pour l’année 2014-2015.

Ces prévisions annoncent la disparation de quatre groupes du préscolaire, onze du primaire et huit du secondaire. Des classes de déficience langagière, de déficiences multiples, de troubles envahissants du développement, de difficultés d’apprentissage et de difficultés de comportement seraient touchées.

La CSSMI explique cette mesure par une diminution de près de 200 élèves en classes spécialisées. « Tant au primaire qu’au secondaire, l’ouverture des classes se fait en fonction des besoins des élèves », se défend la CSSMI.

Besoin nécessaire

Cette explication était loin de satisfaire les gens réunis mardi soir.

Appuyés par des applaudissements répétitifs et par le slogan « élève en tête », scandé par la foule réunie, plusieurs intervenants ont interpellé les commissaires et la présidente de la CSSMI, Paule Fortier, les implorant de revoir leur décision.

« On le sait, des classes spécialisées, ça coûte cher. Mais on sait aussi que ça rapporte gros. Ça peut permettre à des enfants d’atteindre la réussite », a indiqué Sylvie Turgeon, coprésidente du syndicat de l’enseignement des Basses-Laurentides (SEBL).

Mme Turgeon trouve incohérent qu’on prévoie l’abolition de classes alors que le « nombre d’élèves handicapés ne cesse d’augmenter ».

Claudia Veilleux, enseignante d’une classe d’adaptation scolaire, estime pour sa part que les enfants bénéficiant de ces classes ont besoin d’un milieu stable et adapté à eux.

« Ces enfants ont besoin d’avoir le goût d’apprendre sans se faire juger et sans se faire critiquer. Cet enseignement spécialisé est offert dans les classes d’adaptation scolaire », a-t-elle indiqué.

Le Syndicat de l’enseignement des Basses-Laurentides (SEBL) va plus loin en comparant les coupures à de « l’intégration sauvage ».

Défense de la CSSMI

Dans un communiqué de presse émis au lendemain de la séance houleuse, la CSSMI persiste et signe.

« Il est faux de prétendre que la CSSMI fait de l’intégration massive. Elle répond aux besoins de ses élèves », est-il écrit.

La CSSMI a aussi défendu son processus d’ouverture et de localisation des classes spécialisées, qui avait fait l’objet d’attaques de la part du SEBL.

« C’est un processus rigoureux qui s’échelonne sur quelques mois […] Des comités de classement sont constitués et analysent tous les dossiers des élèves afin d’assurer que la décision rendue soit dans le meilleur intérêt de chaque élève ».

La CSSMI termine en indiquant que les prévisions rendues étaient des données préliminaires et qu’une nouvelle version tenant compte de l’évolution de la situation serait disponible au mois de mai.

 

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