Décrochage scolaire : 4 histoires pour s’accrocher
Garder les jeunes à l’école, c’est important. C’est pour cette raison que l’organisme «Persévérons ensemble» a créé le concours «Toi, t’as changé ma vie».
Lundi dernier, quatre jeunes ont été récompensés pour avoir pris le temps de raconter comment ils ont évité le décrochage grâce à une personne de leur entourage. Le jeune et l’aidant ont alors reçu un prix des mains de Francis Charron, le président du concours.
Des jeunes récompensées
Mavrick a 7 ans, il a des difficultés à interagir et à parler. Mais grâce à son enseignante à l’école Le Rucher à Bois-des-Filion, Lynda Bonami, il sait maintenant «qu’avec des efforts, tous les espoirs sont permis». Sa mère explique que son fils «aurait pu prendre l’école en aversion, mais qu’elle lui a donné des ailes».
Alexandre Gagnon a 21 ans et s’il étudie en deuxième année de médecine à Montréal aujourd’hui, c’est grâce à Alain Paquette, un enseignant de l’école Le Sentier à Sainte-Thérèse. «J’avais des troubles de la concentration», dit-il. «Il m’a permis d’écouter de la musique pendant que je faisais mes devoirs et m’a redonné confiance en moi.»
Cédrick Tremblay a 22 ans et un lourd passé derrière lui. C’est en se tournant vers le Carrefour Emploi Jeunesse Thérèse-de-Blainville que sa vie a changée. Les animateurs Olivier Shareck et Valérie Lépine lui offrent alors un soutien qui lui permettra «d’être fier de lui pour la première fois de sa vie». Aujourd’hui, il est animateur à la Maison des jeunes des Basses-Laurentides et, dans l’avenir, il espère ouvrir sa propre auberge.
Aurélie a 14 ans et c’est grâce à son professeur d’art dramatique Annie Ménard à l’école St-Gabriel à Sainte-Thérèse qu’elle n’a pas décroché. Son professeur commençait toujours les cours en «partageant des tranches de vie qui finissaient par une morale». Une attention qui lui a permis de «surmonter ses peurs».
Agir dans les écoles
L’organisme a également octroyé du financement à deux projets dans des écoles.
À la Polyvalente Sainte-Thérèse, les enseignants ont remarqué un fort taux d’absentéisme des garçons au secondaire 1. C’est pourquoi ils ont créé «Le Grand défi» qui permet aux élèves de participer à un défi chaque mois.
À l’école secondaire d’Oka, c’est le projet L’ESO-Lympiques qui a reçu un financement pour démontrer aux jeunes que «même si on vient d’une région éloignée, on peut faire de grandes choses, comme Mikael Kingsbury.»
Informations
www.perseveronsensemble.com
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