50 ans plus tard, des souvenirs encore vifs
Cinquante ans après l'écrasement du vol TCA 831 de Trans-Canada, les souvenirs sont encore très présents.
Cinquante ans après le décès tragique des 118 occupants du vol TCA 831 de Trans-Canada, on tente toujours de comprendre pourquoi l'appareil s'est écrasé dans un champ de Sainte-Thérèse-de-Blainville quelques minutes seulement après son décollage.
Le temps est lamentable le 29 novembre 1963 : il tombe des cordes, le ciel est assombri par un épais brouillard et un vent fort souffle. L'avion, un Douglas DC8 flambant neuf, décolle à 18 h 28 de Dorval en direction de Toronto.
Seulement cinq minutes plus tard, il s'écrase dans un champ de Sainte-Thérèse-de-Blainville dans les Laurentides. Le puissant impact à près de 900 km/h tue instantanément les 111 passagers et sept membres de l'équipage du vol TCA 831.
Sur les lieux, il ne reste que des débris de l'avion dans un immense cratère d'une largeur de 46 mètres et d'une profondeur de trois mètres. Malgré la pluie, les flammes brûlent encore quand les secours arrivent.
Même après cinquante ans, il est toujours impossible pour les témoins d’oublier un seul détail de ce vendredi noir.
«Je n’ai jamais oublié ça, j’ai toujours l’image de cette atrocité, du cratère que l’avion a fait, de l’odeur de kérosène, mais surtout les corps éparpillés. C'était épouvantable à voir, tu ne peux pas oublier une affaire comme ça», s’est remémoré Robert Comeau qui n'avait que 18 ans au moment du drame.
Monique Labelle, une ancienne employée de Trans-Canada Airline, avait reconduit les derniers passagers du vol TCA 831. Après le décollage, elle s'est rendue dans la salle où les employés se reposaient.
Deux jours de commémoration
Débutées vendredi, les commémorations se sont poursuivies samedi alors que les proches des victimes et la population étaient invités à se recueillir sur les lieux de l’écrasement du vol TCA 831 de Trans-Canada.
«C’était très important pour nous de venir ici, d’être avec mes parents et ma famille. Nous sommes 33 à être des descendants de John M. Page. Je ne manquerais pas ça, donc je suis venue du Zimbabwe pour voir ça», a commenté la petite-fille d’une victime, Sarah Page.
Une autre dame rencontrée sur place, Venda Gadboury, a relaté ce qu’elle a vu lorsqu’elle s’est présentée aux abords du terrain vague où l’appareil DC-8 venait tout juste de s’écraser.
Selon le conseiller municipal de Blainville, Patrick Marineau, les événements de commémoration du 50e anniversaire de cette tragédie étaient importants vu la gravité de l’accident et de l’impact qu’il a eu sur plusieurs familles.
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