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Mourir dans la dignité

Le débat sur la Loi 52, Mourir dans la dignité, a soulevé de nombreuses questions à l’Assemblée nationale.
Photo: Agence QMI

Le débat sur la Loi 52, Mourir dans la dignité, a soulevé de nombreuses questions à l’Assemblée nationale.

Faire face à la mort, c’est l’une des plus grandes craintes de l’être humain. Certains sont préparés alors que d’autres nagent dans le néant face à cette éventualité.

Le débat sur la Loi 52, Mourir dans la dignité, a soulevé de nombreuses questions à l’Assemblée nationale. Les élus veulent qu’elle soit mieux encadrée et qu’elle évoque le grand mot : l’euthanasie.

Le Québec a grandement évolué depuis le dépôt du rapport de la Commission mourir dans la dignité en juin 2011. Il s’agit d’une grande question de société à laquelle certains pays à travers le monde ont répondu en élaborant des lois strictes.

Pour l’instant, les députés québécois sont divisés sur la question. Ils désirent un meilleur encadrement. Pourtant, les bases sont déjà claires. Le patient doit être majeur et apte à consentir aux soins. Il doit être atteint d’une maladie incurable et être dans un état de déclin avancé et irréversible.

La ministre responsable du dossier, Véronique Hivon, a prescrit dans son projet de loi les conditions pour que le patient puisse obtenir l’aide médicale à mourir. Selon moi, le patient devrait être en mesure de décider s’il veut mettre fin à ses jours. Condamné, il n’y a rien de plaisant à souffrir le martyr alors que l’état de santé se détériore rapidement.

Les volontés du patient qui vit dans la souffrance doivent être respectées lorsqu’il franchit cette étape terminale. Il en va de sa liberté personnelle. Au seuil de la mort, tu devrais avoir le droit de choisir comment tu quitteras ce monde. Personne n’est mieux placé que le mourant pour en décider autrement.

Quand le patient veut en finir, qu’il n’a aucune issue, qu’il n’éprouve plus aucun désir de rester en vie, allongé dans son lit d’hôpital à fixer l’horloge, il devrait être en mesure de choisir sa destinée. La situation est toute aussi difficile pour les proches qui peinent de voir un membre de la famille dans un état critique.

Dans les prochaines semaines, le vif débat reprendra de plus bel à l’Assemblée nationale et au sein de la communauté. La pertinence de ce projet de loi est bien fondée. S’il est adopté, je l’espère, il changera les pratiques de la médecine et les soins entourant la fin de vie de tous les Québécois et Québécoises. Il faut donc réfléchir sérieusement aux dispositions finales de cette loi.

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