Ils ont vu le potentiel en Amérique latine pour les PME d’ici
Louis Philippe Bourgeois et Mathieu Alarie, les deux fondateurs de l’entreprise GoExport inc., originaire de Bois-des-Filion, qui fait la promotion des entreprises du Québec en Amérique latine.
Pour deux entrepreneurs de Bois-des-Filion, la question de se lancer en affaires ne s’est même pas posée, tant les possibilités d’exportation en Amérique latine seraient importantes pour les PME du Québec.
Mathieu Alarie était à l’emploi d’une entreprise française pour faire la vente de leurs produits en Argentine. De son côté, son associé, Louis Philippe Bourgeois, travaillait dans le milieu politique. À peu près au même moment, les deux ont connu un creux de vague professionnel et se sont interrogés sur leur avenir.
« Moi, j’avais travaillé dans l’export et lui avait aidé des entreprises à démarrer. Lorsque je faisais mes ventes pour mon employeur, j’ai vu le marché phénoménal de l’Amérique latine. Ce coin du globe connait une croissance importante et il y a beaucoup d’opportunités pour satisfaire les besoins de la population. Il y a donc moyen de mettre des produits en marché de façon facile », a confié Mathieu Alarie de GoExport inc., l’entreprise qu’il a créée avec son associé.
Selon lui, les entreprises du Québec ne pensent pas à l’Amérique latine alors que son marché serait simple. « Les fuseaux horaires sont presque les mêmes, la culture latine est près de la nôtre et il y aurait une parenté dans la culture d’affaires », a expliqué l’entrepreneur.
Le grand saut
Mais la décision de se lancer en affaires a-t-elle été difficile pour les deux hommes? Après un instant de réflexion, Mathieu Alarie avoue que devant le potentiel qu’offre l’Amérique latine aux entreprises du Québec et le rôle que les deux hommes pouvaient y jouer pour les aider, la question ne s’est pas posée longtemps. « Ça répond aux besoins des gens du Sud, c’est bon pour les entreprises d’ici, c’est bon pour nous et c’est un modèle d’affaires qui fonctionne bien », a-t-il lancé.
L’entreprise, qui s’est relocalisée à Montréal afin d’être plus présente pour ses clients de Montréal et de la Rive-Sud, a maintenant son pied à terre au Mexique, à Rio au Brésil et à Buenos Aires en Argentine.
« Et dire qu’il y a sept ans, nous étions dans l’édifice Adolphe-Chapleau à Bois-des-Filion », a dit l’entrepreneur en riant.
Encore une fois, la naissance de l’entreprise a été rendue possible grâce à l’aide de plusieurs intervenants locaux comme le centre local de développement (CLD) et la coopérative financière du secteur. Mais il faut croire que l’entreprise a été victime de son succès puisque ses locaux de Bois-des-Filion étaient devenus trop exigus.RECOMMANDÉS POUR VOUS

La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation
Mercredi, pour la cinquième année consécutive, les Canadiens de tout le pays célébreront la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, en hommage aux survivants des pensionnats autochtones et à ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux. À partir du XIXe siècle, plus de 150 000 enfants autochtones du Canada ont été ...
LIRE LA SUITE
Le Bureau de la concurrence enquête sur les politiques de prix annoncé minimal
Le Bureau de la concurrence ouvre une enquête sur l’utilisation des politiques de prix annoncé minimal dans le secteur de l’épicerie. L’autorité de régulation estime que ces politiques peuvent empêcher les détaillants de faire la promotion de leurs prix les plus bas, ce qui risque de priver les consommateurs d'aubaines et de restreindre ...
LIRE LA SUITE
Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...
LIRE LA SUITE