Enbridge répare les anomalies sur son pipeline
Les travaux sur la Côte des Anges sont actuellement en cours dans le secteur de Saint-Augustin à Mirabel.
La compagnie Enbridge a entrepris sa série de travaux en vue de réparer les anomalies qui ont été détectées sur son pipeline qui traverse le territoire de Mirabel. En tout, environ 75 sites feront l’objet de vérifications et de corrections.
« Les gens ne devraient pas s’inquiéter du fait qu’on excave, mais plutôt si on ne le faisait pas », laisse entendre d’entrée de jeu Éric Prud’homme, chef des affaires publiques, est du Canada, pour l’entreprise Enbridge.Selon ce dernier, ce sont des travaux qui sont effectués depuis plusieurs années. En fait, une sonde passe aux trois à cinq ans afin d’examiner le pipeline millimètre par millimètre. Équipée d’un GPS, elle permet de localiser les anomalies, que ce soit de la corrosion interne ou externe, des bosses ou des fissures.
Les données sont par la suite analysées par des ingénieurs qui décident s’il faut excaver et exposer le pipeline afin d’effectuer des vérifications. « Des fois, il n’y a pas de réparations nécessaires, car la sonde est très sensible. Elle peut détecter un trou de la grosseur d’une épingle à couche », explique M. Prud’homme.
Autrement, une deuxième couche de métal est ajoutée ou, dans de rares cas, on retire et remplace un segment complet de l’oléoduc.
Une excavation dure habituellement deux semaines. Selon Éric Prud’homme, les travaux sur le territoire de Mirabel devraient être terminés à la mi-automne.
Les risques
Questionné quant aux risques que représentent ces nombreuses opérations, le porte-parole d’Enbridge a indiqué qu’ils étaient réduits au plus bas niveau possible, « bien que le risque zéro n’existe pas ».Plusieurs mesures sont mises en place par une équipe d’environnementalistes.
« Nos spécialistes vont sur le terrain avant les travaux pour s’assurer que nous ne sommes pas en période de nidification. Autrement, on attendrait. On prend également un relevé du terrain afin de faire un retour un an plus tard. On peut ainsi s’assurer que les conditions de l’écosystème sont les mêmes », explique-t-il.
Dans le cas de Mirabel, la première terre excavée est remisée afin de la remettre en place après les travaux pour minimiser l’impact sur la productivité des sols.
Un des membres de la Coalition Vigilance Oléoducs et citoyen de Mirabel demeure tout de même sceptique quant à l’information transmise. Lorsqu’il s’est déplacé sur les sites, Jean Léger affirme avoir trouvé les travailleurs réticents.
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