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Carrefours giratoires: un spectacle surprenant

Il ne suffit que d’une période d’observation de quelques minutes aux abords des carrefours giratoires du Faubourg Boisbriand pour admirer un spectacle routier surprenant.

Pourtant, même si les panneaux d’indications sont facilement compréhensibles et connus des conducteurs, une majorité d’entre eux n’observent pas les règles de conduite.

Le Journal s’est installé près d’une heure en bordure du carrefour giratoire à proximité du Costco en période d’achalandage. Le constat est frappant.

Alors que de nombreux conducteurs ne s’engagent pas au moment opportun, d’autres freinent brusquement ou s’immobilisent dans le virage pour ne pas manquer leur sortie. Une conductrice a même emprunté le carrefour dans la mauvaise direction, occasionnant ainsi quelques coups de klaxons et des injures.

Malgré cela, la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville n’a enregistré aucun accident majeur depuis la construction de ces trois carrefours dans le faubourg.

« Nous n’avons signalé aucun accident ou problème depuis leur construction », a affirmé Martin Charron, porte-parole du service de police.

Règlementation

À l’approche de ce type de carrefour, le conducteur doit ralentir et choisir la bonne voie pour exécuter sa manœuvre. Pour s'y engager, il faut s'insérer dans la circulation tout en respectant l’obligation de céder le passage aux véhicules qui y circulent déjà. Si la circulation est plus dense, il peut devoir effectuer un arrêt complet avant de l’emprunter.

Le ministère recommande de respecter la signalisation en vigueur près des carrefours. Il conseille aussi de ne pas s'arrêter si l'on manque sa sortie. Il faudrait plutôt refaire un tour complet additionnel pour ne pas causer d’accident ou d’accrochage.

Ce risque serait d’ailleurs l’une des raisons menant à l’implantation de ce genre de carrefours à travers la province. Ils réduiraient les points de contacts entre les véhicules, les faisant ainsi passer de 32 à 8 comparativement à une intersection à angles droits.

En provenance d’Europe, on en retrouve actuellement 32 au Québec. Ils réduisent le nombre d’arrêts en éliminant les feux de circulation et en amenant une circulation plus fluide.

Bien reçus

Qu’à cela ne tienne, les automobilistes du secteur se sont habitués à emprunter ces trois carrefours. Sur une dizaine de personnes sondées, toutes sont en faveur de ce genre d’aménagement.

« Ils ne m’indisposent pas parce que je vais en Europe souvent, a tenu à préciser Jean-Guy Girard en sirotant son café au Faubourg. C’est mieux que les stops mais les gens circulent trop vite. »

« Je suis habitué parce que j’habite dans le secteur et il y en avait dans mon coin quand j’étais jeune. Ils permettent d’accélérer la circulation », a mentionné Normand Lavoie, un citoyen. Selon le ministère des Transports du Québec (MTQ), les usagers répondent bien aux nouveaux aménagements. « Chaque projet est évalué. Si l’option d’un carrefour giratoire s’applique, nous l’envisagerons puisqu’il présente plusieurs avantages », a précisé Marie-Claire Picard de la direction Laval Mille-Îles du MTQ.

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