Fermiers de famille : l’art de manger frais, local et bio
Bien qu’ils gagnent en popularité au fil des ans, les fermiers de famille demeurent encore méconnus. Les avantages qui sont reliés à cette pratique sont pourtant nombreux.
S’il est vrai que la personne, qui s’engage auprès d’une ferme en achetant à l’avance sa part de récolte, accepte de partager les risques liés au rendement, elle partage aussi les bénéfices.
Marie-Claude Jetté, responsable de la ferme Les bons-bons légumes bio située à Mirabel, indique d’ailleurs qu’elle peut toujours compenser avec un autre légume. En neuf ans, elle se souvient d’un seul épisode où ses tomates de champ n’avaient pas connu le rendement espéré.
« Les gens ont toujours eu des fruits et des légumes pour le montant du panier qu’ils ont payé. Parfois, ils en ont même plus », raconte celle qui cultive une quarantaine de variétés de fruits et légumes de serre et de champ. Son objectif est d’ailleurs de diversifier ses paniers. « Certaines semaines, je donne des recettes pour cuisiner certains légumes plus méconnus », ajoute-t-elle.
Pour Mme Jetté, les principaux avantages à faire affaires avec un fermier de famille sont les aspects biologique et local. « Il n’y a pas beaucoup d’aliments qui viennent du Québec à l’épicerie », fait remarquer celle qui utilise des prédateurs naturels et qui a plus d’un tour dans son sac.
Si le consommateur retire plusieurs avantages de cette façon faire, les fermiers de famille y trouvent aussi leur compte. « Ça nous aide à démarrer la saison puisque les gens paient à l’avance. Ça aide à défrayer les coûts de printemps : l’huile de chauffage pour les serres, l’achat de semences, etc. »
Fermier de famille recherché
La résidante de Mirabel croit qu’il manque de producteurs qui adhèrent à cette pratique puisque la demande grandit. « On pourrait facilement prendre de l’expansion. Beaucoup de monde demande l’ouverture de point de chute dans leur région. Les gens s’intéressent de plus en plus à ce qu’ils retrouvent dans leur assiette », indique celle qui s’occupe aussi d’une centaine de poules.
Marie-Claude Jetté fait partie du réseau de l’Agriculture soutenue par la communauté. Chaque semaine, elle prépare 70 paniers. Elle en a déjà eu jusqu’à 150 quand le temps lui manquait moins.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

L'entraînement isométrique pourrait contrôler la tension artérielle
Une ou deux séances d’entraînement isométrique par semaine pourraient assurer le maintien à court terme de baisses de la tension artérielle, selon les conclusions d’une étude publiée en ligne dans la revue BMJ Open Sport & Exercise Medicine. Une seule séance par semaine peut contribuer à préserver des bienfaits significatifs pour la ...
LIRE LA SUITE
La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation
Mercredi, pour la cinquième année consécutive, les Canadiens de tout le pays célébreront la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, en hommage aux survivants des pensionnats autochtones et à ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux. À partir du XIXe siècle, plus de 150 000 enfants autochtones du Canada ont été ...
LIRE LA SUITE
Le Bureau de la concurrence enquête sur les politiques de prix annoncé minimal
Le Bureau de la concurrence ouvre une enquête sur l’utilisation des politiques de prix annoncé minimal dans le secteur de l’épicerie. L’autorité de régulation estime que ces politiques peuvent empêcher les détaillants de faire la promotion de leurs prix les plus bas, ce qui risque de priver les consommateurs d'aubaines et de restreindre ...
LIRE LA SUITE