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Sylvie Bernier est aux « petits soins » des athlètes

L’ancienne plongeuse olympique, Sylvie Bernier, veille depuis l’automne à la préparation personnelle et au confort des athlètes canadiens pour les prochains Jeux Olympiques de Londres.

La première athlète féminine québécoise à avoir remporté une médaille d’or olympique (tremplin 3 m en 1984 à Los Angeles) s’est confiée sur sa fonction de chef de mission adjointe de la délégation canadienne. Le Comité olympique canadien (COC) lui a décerné ce poste en octobre dernier.

« Le rôle de chef de mission adjointe est de s’assurer que l’environnement des athlètes soit le plus parfait possible pour qu’ils puissent se concentrer sur leurs performances sportives », a d’abord affirmé Mme Bernier, rencontrée jeudi en entrevue au parc Alexandre Bilodeau à Rosemère.

Le transport sur place (à Londres), les conditions des chambres à coucher, l’alimentation et la santé sont les principaux besoins physiques des athlètes.

« On travaille beaucoup avec des nutritionnistes. On doit s’assurer que les athlètes mangeront les mêmes aliments qu’ils consomment dans leurs programmes d’alimentation ici. On doit aussi être certain qu’ils auront les soins médicaux nécessaires. Il y en a qui sont habitué de travailler avec des acupuncteurs, des massothérapeutes, etc. Tout ce travail se fait avant l’arrivée des athlètes à Londres », ajoute Sylvie Bernier.

Une oreille attentive

Les choses continuent encore de plus près une fois sur place.

« On est vraiment sur les terrains de compétition et on veut être le plus présent possible pour les athlètes. On est aussi là pour répondre aux médias entre les compétitions. On souhaite évidemment qu’il n’y ait pas de crise, mais c’est moi et Mark Tewksbury (chef de mission) qui répondront au nom de l’équipe canadienne », a aussi dit l’ancienne gloire olympique.

Cette dernière en sera d’ailleurs à sa dixième expérience olympique (comme athlète, membre des médias, chef de mission à Pékin en 2008 et chef de mission adjointe à Turin en 2006).

« Mon expérience me permet d’avoir un recul par rapport à nos athlètes. Ça me permet de leur donner des conseils si nécessaire. Je peux aussi anticiper certaines choses. Par exemple, les olympiques sont différents des championnats du monde. On ne vit pas avec 25 000 membres des médias dans ces compétitions là. Il y a aussi beaucoup de stress et de distractions qui se présentent. La vie de village (Village olympique) est complètement différente de ce qu’ils vivent lorsqu’ils partent en compétition ou en championnat. Il y a beaucoup de préparation psychologique à faire », a conclu la chef de mission adjointe.



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