L'épandage d'abrasifs fait jaser à Sainte-Thérèse
Photos Simon DessureaultLa rue De Manthet est l une des rues du quartier Des Cent Maisons où la Ville de Sainte-Thérèse épand de l abrasif.
Alors que des citoyens du quartier des Cent Maisons à Sainte-Thérèse demandent à la Ville d'arrêter d'épandre de l'abrasif (sels de voirie) dans leurs petites rues à faible débit de circulation , L'Écho de la Rive-Nord apprend que cette pratique peut-être dommageable pour l'environnement et le développement durable.
François Danis, résidant de la rue De Manthet dans ce secteur où la plupart des rues sont en cul-de-sac du boulevard Curé-Labelle, en a fait la demande lors du conseil municipal du lundi 7 février dernier.
« On demande à la Ville s'il serait possible de simplement déneiger et de ne pas mettre d'abrasif dans nos rues. Ce n'est pas bon pour la nappe phréatique. Ce n'est pas égoïste comme demande et je suis totalement apolitique dans ma démarche. Mes motifs sont uniquement environnementaux et écologistes », mentionne M. Danis.
Les effets néfastes de l'épandage d'abrasif sur l'environnement ont d'ailleurs été confirmés par Robert Bisson, le directeur général d'Éco Nature/Parc de la rivière-des-Mille-Îles et biologiste de formation. « Ce sel peut-être dommageable parce qu'il va dans les égouts pluviaux et il est acheminé dans les rivières et les ruisseaux. Si la concentration de sel est forte, ça peut tuer des espèces aquatiques ou les amener à se déplacer. C'est donc dommageable pour la faune. Cependant si la concentration de sel est diluée, c'est moins pire. Aussi, si une municipalité met moins de sels de voirie, ça va lui coûter moins cher », a dit M. Bisson.
La Ville
De son côté, la Ville dit qu'elle doit tenir compte de la sécurité des citoyens en tout premier lieu et qu'il faut penser à l'ensemble du monde. « Pour un citoyen qui demande de ne pas épandre d'abrasifs, d'autres trouvent que la Ville n'en met pas suffisamment. En bref, le Service des travaux publics limite considérablement en gérant efficacement l'épandage et les quantités de sel tout en favorisant la sécurité et en ayant en tête la qualité de l'environnement. Il est bien entendu que nous demandons aux employés de limiter au minimum l'épandage de sel de voirie. Voilà pourquoi la Ville est équipée d'épandeurs qui limitent les quantités », explique Monique Delisle, aux communications de la Ville de Sainte-Thérèse.
« Sécurité de quoi, il n'y a pas de voitures qui passent sur notre rue. C'est un événement quand le camion de chauffage passe sur la rue. Il n'y a rien qui justifie cela », ajoute de son côté M. Danis, qui dit aussi que la Ville lui a déjà répondu que ce n'est pas toujours le même chef d'équipe qui gère l'épandage d'abrasif dans ce quartier et que les instructions ne sont pas toujours claires.
À Sainte-Thérèse, il y a épandage de sel de voirie sur l'entièreté des voies collectrices, aux intersections et dans les courbes seulement des rues secondaires.
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