Le marché immobilier est en santé
Qu'il s'agisse du nombre de transaction effectuée ou du prix des propriétés, le marché de l'immobilier de la Rive-Nord a légèrement été à la hausse en 2010.
Selon les statistiques du site de l'industrie immobilière, Centris, les ventes enregistrées sur le territoire de la Rive-Nord ont fait un bond de 2 % en 2010. Au total, 9167 propriétés ont fait l'objet de transaction et, parmi celles-ci, 1237 étaient des copropriétés. Ces dernières ont connu une augmentation de 10 % par rapport à l'année précédente.
Parmi les municipalités de la MRC Thérèse-De Blainville où plusieurs résidences ont trouvé preneur, la ville de Sainte-Thérèse est en tête de liste avec une augmentation de 11 % par rapport à 2009. Viennent ensuite Boisbriand et Rosemère avec une augmentation de 4 %.
À l'inverse, la municipalité de Lorraine a connu une baisse importante de 14 % de ses ventes, suivi de Bois-des-Filion (-8 %), Sainte-Anne-des-Plaines (-4 %) et Blainville (-2 %).
Prix des ventes
En ce qui a trait au prix médian des ventes de la Rive-Nord, celui-ci est à la hausse dans le cas des maisons unifamiliales (218 000 $) et des copropriétés (156 500 $), mais à la baisse dans le cas des habitations de deux à cinq logements (306 000 $).
Dans la catégorie des maisons unifamiliales de la MRC, c'est à Rosemère (323 000 $) que les prix sont les plus élevés et à Sainte-Anne-des-Plaines (176 750 $) qu'ils sont les plus bas. Hormis à Rosemère, le prix médian des ventes a augmenté dans toutes les municipalités. Les statistiques des ventes sur le territoire de la ville de Bois-des-Filion font d'ailleurs état d'une augmentation de 14 % des prix.
Pour l'ensemble de la Rive-Nord, le délai de vente moyen pour les maisons unifamiliales est de 78 jours. Celui-ci a diminué d'environ une semaine comparativement à l'année précédente. C'est à Lorraine que le marché semble être le plus lent (100 jours).
Perspectives 2011
Selon la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) qui publiait lundi dernier ses perspectives du marché de l'immobilier pour la prochaine année, il appert que le nombre de transactions au Québec devrait ralentir légèrement, en raison, notamment, de la remontée graduelle des taux hypothécaires et de la réduction de la période maximale d'amortissement des prêts hypothécaires de 35 à 30 ans.
Toujours selon le document réalisé par l'économiste Paul Cardinal, « les hausses de prix devraient être un peu plus modestes, dans un marché qui demeurera tout de même à l'avantage des vendeurs », et ce, pour la plupart des catégories de propriété et dans la grande majorité des centres urbains de la province.
En ce qui a trait aux taux hypothécaires, celui de cinq ans pourrait être de 0,75 % à 1 % plus élevé à la fin de 2011, selon la vigueur de la reprise économique. « Les conditions demeureront donc bonnes pour la demande de propriétés. En dépit de la hausse attendue, les taux hypothécaires seront toujours à des niveaux historiquement bas. »
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