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Des propriétaires questionnent les intentions de la Ville de Lorraine

Le règlement, visant à modifier le zonage d'une partie de la forêt du Grand Coteau sur le schéma d'aménagement de la MRC Thérèse-De Blainville, a été adopté par les sept maires et mairesses, lors de l'assemblée de consultation, le mercredi 28 avril dernier.

Si cette modification fatiguait au préalable certains citoyens qui s'inquiètent pour la protection de la forêt face à de possibles développements immobiliers, il semblait pourtant que les plus mécontents, à la sortie de la consultation, étaient les quelques propriétaires de terrains qui croient subir une expropriation déguisée.

«La MRC collabore à une dépossession forcée en rendant possible le changement de zonage. On ne peut pas déposséder un propriétaire en changeant l'affectation de son terrain», croit Mario Ferron qui, dans ce dossier, représente deux compagnies propriétaires de terrains. «Depuis 1991, les gestes et actions de la Ville de Lorraine ont démontré un profond mépris des droits de propriété, en changeant cavalièrement le zonage de résidentiel à conservation, et ce, sans compensation aux propriétaires», peut-on lire dans un document qu'il a remis à la MRC. Celui-ci a d'ailleurs précisé que la Ville de Lorraine aurait dévalué, dernièrement, la valeur desdits terrains.

Des propriétaires mécontents

Les propriétaires, dont certains sont présentement en pleines procédures judiciaires vis-à-vis de la Ville de Lorraine, se questionnent donc quant à la raison d'agir soudainement si rapidement. Depuis que le zonage a été modifié au plan de la ville en 1991, la MRC a eu la chance, à plus d'une reprise, de le modifier dans son schéma d'aménagement. Or, rien n'a été fait. «Habituellement, c'est la Ville qui se conforme au schéma d'aménagement de sa MRC, précise Mario Ferron. Lorsqu'il y a un changement au schéma, la Ville a alors deux ans pour se conformer. Dans ce cas-ci, c'est tout le contraire».

Celui-ci croit d'ailleurs que ces modifications favorisent certains propriétaires de terrains au profit des autres, puisque certains conserveraient tous leurs terrains, alors que d'autres en perdraient pratiquement la totalité.

«Si l'intention de la Ville est de se doter d'espaces verts supplémentaires en se souciant du caractère environnemental et faunique de l'espace, le geste est très louable», peut-on lire, [.] du moment qu'elle les acquiert en premier lieu et que ce soit fait de façon cohérente avec les informations et les études environnementales (commandées par Ville Lorraine) qui ont été faites sur le territoire visé. Les principales zones d'intérêts relevées sont sur les terrains au nord (groupe Pilon), où le développement résidentiel est permis, alors que le règlement proposé protège les terrains où il y a moins d'intérêts du point de vue environnemental et faunique».

«C'est certain que nous voulons privilégier la discussion et les négociations de gré à gré, mais on a toujours pas de réponses à nos interrogations. Si ça continue, on va être obligés d'entamer, nous aussi, des actions contre la Ville de Lorraine», a conclu Mario Ferron.

Pour connaître tous les détails de cette nouvelle, lisez le texte La forêt du Grand Coteau fait jaser, sur le site Internet de L'Écho de la Rive-Nord : http://lechodelarivenord.canoe.ca/webapp/sitepages/

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