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Les gens s'unissent pour la pérennité du Pôle

Élie Fallu a défendu le Pôle universitaire mentionnant que la connaissance dont les gens ont besoin localement n est malheureusement pas toujours là. Crédit: Josiane Yelle

Élie Fallu a défendu le Pôle universitaire mentionnant que la connaissance dont les gens ont besoin localement n est malheureusement pas toujours là. Crédit: Josiane Yelle

Suite au retrait de l'appui financier du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) à compter de l'année financière 2010-2011, le président du Pôle universitaire des Basses-Laurentides, Élie Fallu, et la directrice de l'organisme, Nadine Le Gal, croient que l'avenir du Pôle universitaire est menacé par un manque à gagner de l'ordre de 200 000 $.

«Nous sommes déçus de la décision de la ministre Michelle Courchesne dans notre dossier, a indiqué M. Fallu. Le gouvernement a soutenu notre projet depuis ses débuts et maintenant que les résultats dépassent nos attentes, nous sommes privés d'un financement d'importance». Celui-ci a toutefois laissé entendre que la ministre est demeurée ouverte aux dialogues et qu'ils comptent bien essayer de trouver un terrain d'entente commun afin de poursuivre le projet.

Tous à la défense du Pôle

Plusieurs élus et membres de la région se sont également portés à la défense de l'organisme, notamment le maire de Blainville, François Cantin, qui n'a pas caché sa surprise devant une telle décision.

«Ils retirent leur contribution avant même d'avoir pu constater les bienfaits de l'investissement, a-t-il lancé. Le Pôle universitaire permet aux divers employeurs de la région de qualifier adéquatement sa main-d'œuvre et permet aussi aux citoyens d'avoir accès à de la formation de qualité, répondant à leurs besoins, tout en permettant la conciliation travail-famille-étude», de mentionner le maire, indiquant que plus d'une vingtaine d'employés de la municipalité étudient actuellement au Pôle. Il a d'ailleurs précisé que cela constitue une plus-value puisque certaines personnes ne seraient sans doute pas retournées aux études si elles avaient eu à répondre aux exigences des universités en termes d'horaire et de transport, entre autres.

Certains étudiants de divers programmes étaient également présents afin de parler de leur expérience qu'ils ne tarissent pas d'éloges et afin de manifester leur mécontentement et leurs questionnements.

Quant à Charles Le Borgne, directeur général de la Société de développement économique Thérèse-De Blainville et secrétaire trésorier du Pôle universitaire, il a, pour sa part, affirmé comprendre que «pour la ministre, c'est la diplomation qui coûte cher, bien plus que le 200 000 $. En fin de compte, vaut mieux ne pas savoir, puisque ça semble plus économique», a-t-il ajouté sur un ton plutôt ironique.

La priorité est la pérennité du Pôle universitaire

Pour le moment, les administrateurs du Pôle universitaire se concentrent donc sur la pérennité de l'organisation, précisant que toutes les formations en cours se poursuivent. «Nous lançons un appel à la solidarité régionale, a affirmé Nadine Le Gal. Il nous faut trouver une solution à ce 200 000 dollars manquant afin de ficeler le tout dans les prochaines semaines».

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