Fiasco de SAAQclic
Une ex-membre du C.A. de la SAAQ défend les compétences de Karl Malenfant
Une ancienne membre du conseil d'administration de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) demeure convaincue que Karl Malenfant était «la bonne personne» pour diriger le département des technologies de l'information (TI) de l'organisation.
Anne-Marie Croteau a ouvert, mardi matin, la troisième semaine des travaux de la commission Gallant, qui enquête sur les ratés du virage numérique de la SAAQ.
Mme Croteau a été présidente du comité des TI du C.A. de la SAAQ lors de l'embauche de M. Malenfant. Elle l'a décrit comme le «porteur de ballon» du projet de modernisation des systèmes informatiques de la société d'État, dont la création de la plateforme SAAQclic.
Mme Croteau n'a pas pris part au processus de sélection, mais s'est souvenue d'avoir participé à la dernière entrevue visant à confirmer l'embauche de M. Malenfant comme vice-président responsable des TI de la SAAQ en 2013.
Ne connaissant pas M. Malenfant avant de le rencontrer, elle a tout de même été charmée par le parcours de l'homme. Il avait notamment passé par Hydro-Québec, où il avait mené un projet informatique similaire à ce que souhaitait entreprendre la SAAQ.
«Nous, on était convaincus, et je le suis encore, qu’on avait la bonne personne», a dit celle qui est professeure titulaire spécialisée en gestion des TI à l'Université Concordia, ainsi que doyenne de l'École de gestion John-Molson.
«Le fait que ç'a été difficile à Hydro-Québec (l'implantation du projet informatique), on se disait que c'est peut-être une façon d'apprendre des expériences passées. Et c'était pour nous même un peu une garantie qu'il allait faire attention aux anciennes erreurs s'il y en a eu», a-t-elle ajouté.
Mme Croteau a quitté le C.A. de la SAAQ en 2019 après 10 ans d'implication. Au moment de partir, elle était persuadée que le virage numérique de la société d'État était sur la bonne voie.
«Je quittais avec beaucoup de fierté. J'étais convaincue que c'était gagnant cette affaire-là. (...) Quand cette histoire-là est sortie en février 2023, j'étais atterrée. Je ne comprenais pas ce qui avait pu se passer, sinon le problème avec l'authentification gouvernementale», a-t-elle témoigné.
Les déboires de la plateforme transactionnelle à l'hiver 2023 avaient provoqué de longues files d’attente devant les succursales de la SAAQ, alors que, dans les semaines précédentes, les services avaient été limités afin de convertir des milliards de données.
Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

L'abandon de la politique relative aux parrainages fait l'objet d'une enquête
Le ministère de l'Immigration surveillera les éventuels effets négatifs d'une décision récente de ne pas prolonger une mesure qui accordait des dérogations en matière de parrainage pour l'obtention du statut de résident permanent à certains réfugiés, a indiqué mercredi la ministre de l'Immigration, Lena Diab. Cette mesure avait été ...
LIRE LA SUITE
Le Canada travaille avec des partenaires sur la sécurité de l'IA
Le ministre responsable de l'Intelligence artificielle, Evan Solomon, a affirmé mercredi que le Canada collaborait avec d'autres pays sur la sécurité de l'IA, mais a laissé entendre que le gouvernement ne jouait pas un rôle de premier plan sur la scène internationale. Le Canada figurait parmi les 20 pays qui ont publié mardi, lors de ...
LIRE LA SUITE
Les chefs participent à leur dernier débat avant les élections du 5 octobre
Les chefs des cinq principaux partis prendront part mercredi soir à leur dernière joute avant les élections québécoises du 5 octobre. Les cinq politiciens avaient déjà croisé le fer à TVA et à Noovo la semaine dernière, et ils auront une dernière occasion de débattre à Radio-Canada. Le débat se tiendra de 20 h à 22 h et sera animé ...
LIRE LA SUITE