Simon Marcil, député du Bloc Québécois, donne son appui aux travailleurs du Vieux-Port de Montréal
Simon Marcil, député de Mirabel et porte-parole en matière de travail pour le Bloc Québécois, s'allie au Syndicat des employés du VieuxPort de Montréal (SEVPM) dans le cadre des négociations de la nouvelle convention collective avec la direction de la Société du Vieux-Port.
«Nous sommes contents que le Bloc Québécois nous appuie à ce stade de notre conflit de travail. Nous sentons qu'ils comprennent à quel point il est inadmissible qu'une institution clé pour la communauté telle que le Centre des Sciences de Montréal soit fermée par les dirigeants qui siègent dans leur bureau à Toronto. Au nom des 300 travailleurs du Vieux-Port de Montréal, leur appui est sincèrement apprécié», se réjouit Konrad Lamour, président du Syndicat des employés du Vieux-Port de Montréal.
Rappelons en effet que les employés syndiqués ont jugé la dernière entente de principe entre leur syndicat et la direction du Vieux-Port insatisfaisante et que la grève se poursuit. Le Centre des Sciences de Montréal est fermé depuis près de 5 mois. Simon Marcil, porte-parole en matière de travail pour le Bloc Québécois, espère que le conflit se règlera dans les plus brefs délais : «Je suis absolument d'accord avec les propos de Julie Payette, qui démissionnait tout récemment de son poste de directrice du Centre des sciences de Montréal, à l’effet que le Centre a une mission essentielle d'éducation scientifique et de mise en valeur des métiers de la science et des technologies. En ce sens, je déplore la lenteur de la résolution de ce conflit de travail. Pendant ce temps, les cohortes de jeunes qui visiteraient normalement le Centre ne peuvent profiter de cet outil de vulgarisation. »
Des briseurs de grève travaillent actuellement sur le site du Vieux-Port, comme rien ne l'empêche lors des conflits de travail dans la fonction publique fédérale.
«La population doit comprendre que les demandes des travailleurs du Vieux-Port sont tout à fait raisonnables. Ils partent cependant de très loin; le salaire horaire de départ qu'offre la société est de 10,67$, alors qu'il est de 10,75$ au Québec. Deux tiers de la main d'œuvre n'ont pas de congés maladie. Dans ces conditions, la direction a peutêtre l'impression de faire face à une montagne, mais en réalité, les travailleurs ne demandent qu'à être traités avec respect et égalité»
«En somme, ces travailleurs québécois devront négocier avec une Société dont le conseil d'administration ne comprend aucune personne issue du Québec et dont le siège social est à Toronto. C'est digne de l'époque coloniale», conclu le député bloquiste.
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