L’Équipe Leduc a fait figure d’exception
Lors de la dernière élection, le parti de Madeleine Leduc a démenti le fait que l’argent est le nerf de la guerre pour gagner une élection.
La victoire éclatante de l’Équipe Leduc lors du dernier scrutin municipal à Rosemère contredit la thèse voulant que l’argent demeure le nerf de la guerre d’une élection.
D’après les sommaires des dépenses électorales publiés récemment sur le site Internet du Directeur général des élections, la campagne électorale du parti de la mairesse Madeleine Leduc a coûté 18 728 $, ce qui constitue près de la moitié des sommes déboursées par son principal adversaire, l’Équipe Roussel.
Dans les municipalités des MRC Thérèse-De Blainville, Deux-Montagnes et Mirabel, le cas de Rosemère est unique, alors que les formations politiques les plus dépensières ont pour la plupart été élues le 3 novembre dernier.
La seule autre exception se trouve à Blainville, où le parti de Richard Perreault, Vrai Blainville, a déboursé 1100 $ de moins que Mouvement Blainville, l’organisation du chef Florent Gravel.
Mener une campagne modeste au niveau financier était un des objectifs de l’Équipe Leduc qui, rappelons-le, a balayé le visage politique de Rosemère.
« Tout ce qui s’appelle pancarte électorale coûte une fortune. Nous avions fait le choix de ne pas trop dépenser là-dedans », a indiqué la mairesse de Rosemère, Madeleine Leduc.
La stratégie électorale de l’Équipe Leduc tournait plutôt autour du contact avec le citoyen. « Toutes les portes de tous les secteurs de la ville ont été visitées. Pour gagner une élection, c’est le contact avec le citoyen qu’il faut prioriser. Du porte-à-porte, ça coûte seulement une paire de souliers », a indiqué la mairesse réélue.
Nerf de la guerre
Après avoir jeté un coup d’œil à ces données, faut-il croire que l’argent demeure encore le nerf de la guerre d’une campagne électorale?
« Je dirais que oui », a répondu sans hésiter la professeure associée du département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal, Danielle Pilette.
« La question de la notoriété et de la visibilité demeurent bien importantes. En campagne électorale, il faut se démarquer de nos adversaires. Et la publicité fait en sorte qu’on se crée rapidement une notoriété. Cela est important, surtout lorsqu’il y a beaucoup de candidats, comme lors des dernières élections sur la Rive-Nord », a-t-elle mentionné.
Selon l’experte en gestion municipale et métropolitaine, l’argent est d’autant plus important dans une région comme la Rive-Nord, où la grande majorité des municipalités sont en forte croissance.
« Dans les municipalités où il y a beaucoup de développements, les réseaux sont moins bien établis et le phénomène de la notoriété devient fort important. Dans une municipalité comme Rosemère, où le territoire est tout développé, les réseaux sont souvent bien établis. Et la notoriété peut dans ce cas-là être historique », a-t-elle indiqué.
Dépenses des formations politiques lors de la dernière campagne électorale à Rosemère
|
Équipe |
Dépenses électorales ($) |
|
Équipe Leduc |
18 728 |
|
Équipe Roussel |
35 774 |
|
Équipe Innove-Action |
12 115 |
|
Équipe Arsenault |
6882 |
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