Martine Desjardins forcée de défendre l’indexation des droits de scolarité
SAINTE-THÉRÈSE - Candidate du Parti québécois dans la circonscription de Groulx, l’ex-leader étudiante Martine Desjardins est maintenant forcée de défendre l’indexation des droits de scolarité.
Pauline Marois s’est offert un petit déjeuner vendredi matin en compagnie de sa nouvelle candidate et ancienne porte-parole de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ) durant le printemps érable.
Jadis opposée à cette mesure, Martine Desjardins est-elle désormais en faveur de l’indexation des frais de scolarité, comme l’a imposée le gouvernement Marois après son arrivée au pouvoir ? «Ma priorité a toujours été de préserver l’accessibilité et je ne suis pas la seule qui l’ai remarqué, l’accessibilité a été préservée à la suite du Sommet sur l’éducation, donc très contente aujourd’hui de me joindre au PQ», s’est contentée de répondre celle qui a défendu bec et ongles le gel des droits de scolarité par le passé.
Mme Desjardins estime désormais que le gouvernement Marois répond aux aspirations des étudiants. «Le PQ a remis de l’argent aux étudiants dans leurs poches avec la bonification réelle de l’aide financière aux études», a-t-elle plaidé, pressée de questions par les journalistes.
Hausse pour les étudiants étrangers
Le second budget Marceau prévoit une hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers. Questionnée à ce sujet, l’ex-leader étudiante est restée floue jusqu’à ce que Pauline Marois vienne à sa rescousse.
«Moi je vais répondre à ça si vous me permettez à ce moment-ci, a soutenu la première ministre sortante. Compte tenu qu’ils (les étudiants étrangers) ne participent pas aux coûts généraux, parce que c’est comme ça qu’on paie les études universitaires, c’est les impôts généraux des gens, alors c’est normal qu’ils soient appelés à payer davantage».
D’autres candidates
Outre Martine Desjardins, la chef péquiste doit annoncer plusieurs autres candidates connues vendredi. Pour succéder à la ministre Marie Malavoy dans Taillon, Mme Marois pourra compter sur la présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Diane Lamarre.
Gyslaine Desrosiers, ex-présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, tentera sa chance dans Blainville. C’est Daniel Ratthé qui s’était fait élire sous la bannière caquiste aux dernières élections générales. Exclu du caucus de la CAQ l’an dernier, M. Ratthé a annoncé jeudi qu’il quittait la vie politique.
Pour affronter la députée libérale Francine Charbonneau dans le comté de Mille-Îles, Pauline Marois a choisi l’auteure et militante anti-islamiste Djemila Benhabib. Cette dernière a mordu la poussière au dernier scrutin dans Trois-Rivières.
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