Une plainte est déposée au DGE contre le Vrai Blainville
Le chef du Vrai Blainville, Richard Perrault, a indiqué qu’il ne savait pas que cette information devait se retrouver sur les dépliants.
Le Vrai Blainville – Équipe Perreault pourrait se faire taper sur les doigts par le Directeur général des élections (DGE). Le dépliant distribué par les candidats lors de leur porte-à-porte ne contient pas le nom de l’imprimeur, ce qui constitue une infraction à la loi électorale.
C’est le candidat indépendant du quartier Chante-Bois, Alain Legros, qui a soulevé ce manquement. Celui-ci a d’ailleurs déposé une plainte officielle au DGE, le 24 septembre dernier.
« Est-ce la gêne, la honte ou simplement un manque de rigueur de leur part que d'omettre le nom du groupe Domco, qui a obtenu plusieurs millions en contrats au cours des dernières années auprès de la municipalité », a-t-il questionné.
Le Vrai Blainville – Équipe Perreault est en effet le parti du maire sortant, François Cantin, qui a souvent défrayé la manchette au cours des dernières années pour ses liens avec Dominic Cayer, le propriétaire de Domco, une entreprise d’imprimerie bien connue dans la région.
Selon M. Legros, cette méthode manque de transparence. « C’est immoral. La moindre des choses, c’est de s’identifier correctement. Qu’ils affichent clairement leur appartenant au groupe Domco », a-t-il ajouté.
Pas délibéré
Le chef du Vrai Blainville, Richard Perreault, a pour sa part indiqué que ce n’était pas délibéré. « Ce que je comprends des règles, c’est que le nom de l’imprimeur n’est pas tenu d’être inscrit sur ces dépliants », a-t-il expliqué.
Celui-ci a tenu à indiquer que l’information est bien présente sur les pancartes électorales qui sont affichées. « Je vais vérifier ça ce matin », a-t-il ajouté.
Selon l’article 463 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, « tout écrit, objet ou matériel publicitaire ayant trait à une élection doit mentionner le nom de l'imprimeur ou du fabricant et le nom et le titre de l'agent officiel ou de l'adjoint qui le fait produire ».
En vertu de cette même loi, un constat d’infraction ainsi qu’une amende allant de 500 $ à 10 000 $ pourraient être émis aux responsables.
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