Le conseiller Lavallée mis en demeure
Mario Lavallée considère que sa liberté d’expression a été brimée par la mise en demeure qu’il a reçue.
Le conseiller indépendant de Boisbriand, Mario Lavallée, a reçu le 15 juin dernier une mise en demeure de la firme d’avocats Prévost Fortin D’Aoust à la suite de propos qu’il a tenus lors de la séance de conseil du 4 juin sur le dossier judiciarisé opposant la Ville à la Carrière Mathers.
La mise en demeure, mandatée par la Ville de Boisbriand, indique que le conseiller Lavallée a dévoilé des informations de nature confidentielle et que de tels agissements portent atteinte aux intérêts de la Ville.
Le 4 juin dernier, au moment de l’adoption de la résolution permettant de mandater Me Mathieu Quenneville à entreprendre toutes les procédures nécessaires pour enjoindre Carrières Mathers à cesser ses travaux d’agrandissement, le conseiller Lavallée a questionné la mairesse Marlene Cordato sur les actions entreprises par les avocats entre 2009 et 2013. Ce dernier a également fait référence à un « trou » qui datait de 1974, élément d’information qui a visiblement agacé la mairesse.
Mario Lavallée, qui sollicitera un troisième mandat en novembre prochain, se défend en disant « n’avoir rien évoqué qui ne soit pas déjà à la connaissance du public ». Il est selon lui victime d’une tentative d’intimidation préélectorale de la mairesse Cordato.
« Elle ne semble accepter aucune contestation. Je lui rappelle respectueusement que nous sommes une démocratie municipale, et non pas une monarchie », a indiqué M. Lavallée, précisant qu’il est le deuxième à recevoir une mise en demeure depuis le dernier mois, l’aspirant conseiller, Aymeric St-Marseille, étant l’autre.
Réactions
Or, la mairesse réfute complètement les allégations de partisanerie auxquelles fait référence M. Lavallée. « Ce n’est pas du tout une question politique. Cela va au-dessus des personnes. Ce n’est pas la mairesse contre Mario Lavallée, c’est pour protéger l’organisation qui est la Ville », a-t-elle indiqué.
« Contrairement à la mise en demeure qui avait été acheminée à Aymeric St-Marseille, que j’avais moi-même signé, celle du conseiller Lavallée provient du procureur du dossier impliqué dans le litige avec Carrière Mathers », a spécifié Mme Cordato.
La mairesse également insisté sur les devoirs et les obligations de loyauté et de confidentialité que les membres du conseil doivent respecter.
Rappelons que la saga judiciaire entre la Ville de Boisbriand et Carrière Mathers dure depuis de nombreuses années et que la cause impliquant les deux partis sera entendue devant le juge en mars 2014.
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