Robert Poirier songe sérieusement à aller en appel
Robert Poirier veut continuer à se battre pour que la Ville paie ses frais juridiques.
Robert Poirier n’a pas dit son dernier mot relativement au refus de la Ville de Boisbriand de payer ses frais juridiques.
« Premièrement, je n’ai pas reçu de note de la Ville à cet effet. Je vais analyser leur réponse lorsqu’elle me sera transmise et je vais sûrement faire appel. Je suis pris pour me représenter moi-même et je leur demande de payer des frais raisonnables », a dit M. Poirier, rejoint au téléphone par le Journal.
Ce dernier devra bientôt répondre à des accusations de fraude, d’abus de confiance et de complot pour commettre une fraude lorsqu’il était maire (1998 à 2005).
Vengeance politique ?
Selon la Loi sur les cités et les villes, une municipalité doit payer les frais juridiques de ses anciens élus municipaux pour des actions commises dans le cadre de leur fonction. Selon une source du milieu juridique, il s’agirait d’une première au Québec par rapport à ce genre de refus.
« La décision n’est pas rationnelle. Il y a beaucoup de vengeance politique là-dedans. Les gestes que l’on me reproche sont en lien avec la fonction de maire que j’occupais, pas en tant que citoyens. Mme Cordato fait de la démagogie et elle suit le mouvement populaire. Dans la tête des gens, on est déjà coupable », a ajouté M. Poirier.
Nuancer les cas
Sylvie Saint-Jean (également ancienne mairesse et aussi accusé au criminel), s’est également vu refuser le droit de faire payer ses frais juridiques par Boisbriand. La mairesse actuelle, Marlene Cordato, estime qu’il est impensable de dissocier les deux affaires.
Pour M. Poirier, Mme Saint-Jean a perdu sa cause en appel parce qu’elle n’a pu dévoiler son argumentaire et expliqué pourquoi elle a été mise en accusation.
« On a eu ordre de ne peut pas dévoiler publiquement pourquoi on a été arrêté. Le juge n’a pas eu le choix de donner tort à Mme Saint-Jean. Je me doutais bien que la Ville ne ferait pas de nuances entre mon cas et celui de Mme Saint-Jean. Dans ma demande, j’ai précisé un peu plus à la ville pourquoi je me retrouvais en accusation », a aussi affirmé M. Poirier, qui compte se renseigner sur ce qu’il pourra dire et ne pas dire en Cour d’appel.
Du côté de la Ville, il en a coûté 75 000 $ environ en date de juillet dernier pour gagner sa cause de ne pas payer les frais juridiques de Mme Saint-Jean. « Ça l’aurait peut-être coûté moins cher de défendre Mme Saint-Jean », a également martelé M. Poirier.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Alerte: les interdictions d'importation canadienne de Trump entrent en vigueur
Le président américain Donald Trump a intensifié sa guerre commerciale avec le Canada en imposant des interdictions pures et dures sur les importations de certains produits canadiens. Ces interdictions, annoncées précédemment, concernent notamment certaines boissons alcoolisées, des produits laitiers dérivés et des motocyclettes, entre ...
LIRE LA SUITE
Jour 32: Fréchette «disqualifiée» dans le dossier de l'ingérence, selon ses rivaux
Au 32e jour de la campagne et à l'amorce du vote par anticipation, la question de la possibilité d'une ingérence américaine a poussé la cheffe caquiste, Christine Fréchette, dans ses derniers retranchements. D'abord ébruitées par la propre équipe de la cheffe caquiste, les allégations d'une possibilité d'ingérence américaine pour ...
LIRE LA SUITE
Mark Carney suggère que son projet de loi n'abaisse pas les normes environnementales
Le premier ministre Mark Carney a défendu jeudi, à la Chambre des communes, le projet de loi C-39 de son gouvernement visant à accélérer la réalisation de grands projets, laissant entendre qu'il n'est pas question, dans ce dossier, d'abaisser les «standards», notamment en matière de protection environnementale. La pièce législative, ...
LIRE LA SUITE