Le vent tourne au conseil municipal de Boisbriand
Photo Josiane Yelle
Les conseils municipaux de la Ville de Boisbriand se suivent, mais ne se ressemblent pas. Celui du 1er mars dernier en est la preuve. Pour une première fois depuis l'élection municipale de novembre 2009, ce sont les conseillers de l'opposition qui ont été la cible principale des critiques.
L'arrestation par l'escouade Marteau de l'ancienne mairesse de Boisbriand, Sylvie St-Jean, semble avoir fait tourner le vent. Les conseillers de l'opposition, élus sous la même bannière que cette dernière, ont été questionnés. « Comptez-vous démissionner », a demandé un citoyen.
Gilles Sauriol a été franc et direct. « Les accusations ne sont pas contre nous. Les enquêteurs de l'escouade m'ont visité à deux reprises. Ils ont tout vérifié. Même mes comptes bancaires et mes appels téléphoniques », a-t-il dit.
Mario Lavallée, quant à lui, a indiqué n'avoir rien à se reprocher. « Oui, Sylvie St-Jean est une amie personnelle. Mais tout le monde est présumé innocent jusqu'à preuve du contraire. Peut-être a-t-elle fait une erreur. Je ne sais pas. Mais Mario Lavallée dans des magouilles, enlevez-vous ça de l'idée. Jamais je n'ai participé à ça. »
Pour sa part, Dave McKinley a été bref puisqu'il n'est conseiller que depuis la dernière élection. Lyne Levert, elle, avait justifié son absence.
Modifications aux différents comités
La poursuite du conseil s'est fait dans l'ordre et le calme. Un seul point à l'ordre du jour a ravivé quelques tensions; trois comités ont été abolis et la responsabilité de deux autres a été transférée à des membres du parti au pouvoir. Les conseillers de l'opposition ne siègent donc plus sur aucun comité.
En entrevue, Marlene Cordato a affirmé qu'il s'agissait d'une décision de mairesse et qu'elle mijotait depuis quelque temps déjà. « J'ai demandé à mes conseillers s'ils pouvaient prendre plus de comité et de responsabilités, car je ne veux pas perdre d'énergie là où ce n'est pas nécessaire. Je dois avouer que le lien de confiance est actuellement extrêmement difficile », a-t-elle indiqué.
Mme Cordato a tout de même tenu à préciser que les décisions à prendre dans les différents comités appartiennent au conseil. Pour ce qui est des comités abolis, elle a indiqué qu'il ne s'agissait pas d'éléments importants et que ces derniers seraient dorénavant amenés directement au conseil.
Lors du tour de parole à la toute fin de la séance, les conseillers de l'opposition ont fait part de leur déception quant aux changements de garde des différents comités. Ils craignent notamment que cela n'améliorera pas la qualité de la transparence à l'hôtel de ville.
Les conseillers du parti de la mairesse, eux, ont parlé de « liens de confiance rompus ».
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