Martin Drapeau croit qu'une commission d'enquête est inévitable
LÉVIS, 13 novembre 2010- Victime d'une poursuite bâillon par le passé, le militant libéral Martin Drapeau est sorti de l'ombre hier matin au conseil général du Parti libéral du Québec.
Près de deux semaines après que les libéraux aient rejeté sa proposition qui demandait que soit déclenchée une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction, le militant Martin Drapeau croit que le gouvernement n'aura d'autre choix que d'enclencher le processus.
« La pression est trop forte. Au point où on en est, ils n'auront pas le choix », croit le résident de Boisbriand.
Bien qu'aucun des quelque 600 militants présents au conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ) n'ait appuyé sa proposition, celui-ci recommencerait sans hésiter. « Définitivement. »
« Disons que j'étais bien placé pour la demander et que c'était justifié, laisse entendre celui qui a été victime d'une poursuite bâillon, l'an dernier. Je me disais que si le débat ne se faisait pas sur le plancher, il allait se faire à l'extérieur. Et c'est ce qui s'est passé. »
L'Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) ont, en effet, emboité le pas en annonçant leurs couleurs, pas plus tard que la semaine dernière.
Pour l'instant, aucune autre sortie n'est prévue à l'horaire du membre de l'exécutif libéral du compté de Groulx. « J'ai lancé un pavé dans la marre et le dossier progresse sans que j'aie à intervenir. On va attendre de voir la suite des choses », indique-t-il.
Un mal nécessaire
Bien qu'il estime qu'il « fallait faire la job » et qu'il faille aller au fond des choses, Martin Drapeau est toutefois loin d'avoir trouvé sa semaine reposante. « Je ne m'attendais pas à ce que ça fasse un ras de marée. J'ai trouvé ça stressant et je suis content que ça soit terminé. »
Il comprend toutefois la décision du PLQ de ne pas vouloir débattre de sa proposition. « Tout parti qui est au pouvoir n'est pas vraiment intéressé à avoir une commission d'enquête pour la simple raison que des personnes peuvent être éclaboussées. »
Quant aux possibilités de représailles, on lui aurait dit de ne pas sans faire, car « les gens sont sous étroite surveillance ». Il demeure tout de même prudent en demeurant visible.
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