Mario Lavallée réplique à Marlene Cordato
Le bilan biannuel déposé par la mairesse de Boisbriand, Marlene Cordato, est loin de satisfaire Mario Lavallée, conseiller d'opposition du district 7 (Desjardins) pour le Parti Solidarité Boisbriand.
«Premièrement, je ne savais même pas qu'elle avait fait une conférence de presse pour faire son bilan jusqu'à maintenant», explique M. Lavallée, au lendemain du discours de la mairesse.
Pour ce qui est de la tension au conseil municipal, M. Lavallé est loin d'avoir pitié de la mairesse qui trouve cette situation très difficile à gérer. «Nous, ce que l'on trouve difficile, c'est de se rencontrer toutes les semaines et de ne pas être informés des décisions. La mairesse pourrait prendre un peu plus de temps pour déposer les documents. Il y a des choses urgentes, j'en conviens, par exemple les annonces pour l'eau potable, mais émettre un permis de construction, ça peut attendre souvent quelques jours de plus afin que l'on en discute. Elle ne peut pas juste gérer par urgence», a-t-il dit.
Le fait de participer au comité plénier avant les séances n'est pas suffisant non plus pour prouver la transparence de l'administration Cordato. «C'est facile de dire qu'on participe au plénier. On ne participe cependant pas aux décisions. On se fait dire les décisions déjà prises et on n'est même pas capables de rien faire changer. Ce n'est pas vraiment transparent», ajoute M. Lavallée.
Attribution de contrats
M. Lavallée ne croit pas non plus qu'il y a plus de soumissionnaires grâce à l'arrivée d'une nouvelle administration à Boisbriand. «On invite environ le même nombre de soumissionnaires que dans les quatre dernières années. Les appels d'offres sont publics quand ils dépassent 100 000 $. Les soumissionnaires sont invités quand on est en bas de ce montant. Dans ce cas, ça devrait être les membres du conseil qui décident des invitations, mais c'est la mairesse qui le fait. Je crois toutefois que les soumissions sont plus basses partout. Par exemple, au niveau des constructions du génie et des constructions de routes, les prix ont baissé partout. Ce n'est pas juste à Boisbriand. La mairesse n'a pas changé les règles».
AccelLAB
Même s'il a voté contre la résolution qui a approuvé le projet de la société AccelLAB, M. Lavallée croit que le projet va se dénouer de la bonne façon. Mais encore une fois, il considère que l'opposition était devant le fait accompli. «J'aurais voulu voir des recommandations écrites dans le document pour que les citoyens les voient. La négociation avec le Dr Guy Leclerc (président d'AccelLAB) était déjà complétée et signée par ce dernier, avant même que le conseil ait le détail de ce qui avait dans l'entente, ce n'est pas normal. Il n'y a rien qui empêchait la mairesse de déposer les recommandations de la séance publique du 1er juin et de les faire approuver en séance extraordinaire deux jours plus tard. Les gens auraient au moins eu le temps de prendre connaissance de ce qui est dans le document et essayer de bonifier quelques aspects. La mairesse gère toute seule».
M. Lavallée a aussi ajouté que ce bilan de la mairesse Cordato représente surtout un beau message publicitaire.
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