Une action collective contre un enseignant qui aurait agressé des élèves en N.-É.
HALIFAX — Un cabinet d’avocats de la Nouvelle-Écosse a signifié un avis d’intention d’intenter une action collective contre le Centre régional d’éducation de Chignecto Central et un enseignant qui aurait agressé des élèves.
Dans un communiqué de presse publié vendredi, le cabinet MacGillivray Injury and Insurance Law a indiqué que cette action collective était intentée au nom des élèves de l'école Dr. W.A. MacLeod Consolidated School de Riverton, en Nouvelle-Écosse. Cet établissement accueille des élèves de la maternelle à la deuxième secondaire.
Un homme de 53 ans originaire de Bible Hill, en Nouvelle-Écosse, qui enseignait dans cet établissement, fait l’objet de 10 chefs d’accusation, dont deux chefs d’agression avec étranglement, d’agression sexuelle et d’administration d’une substance nocive.
Les documents judiciaires indiquent que les infractions présumées ont eu lieu entre le 3 et le 10 septembre 2026 et concernaient quatre victimes. Une interdiction de publication est en vigueur pour toute information susceptible de permettre leur identification.
L’enseignant a comparu jeudi devant la Cour provinciale de Pictou et a été libéré sous conditions.
Selon les documents judiciaires, ces conditions prévoient notamment qu’il réside chez un garant à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, qu’il ne contacte ni ne communique avec les dix personnes nommées dans les documents et qu’il respecte un couvre-feu.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Nouvelle-Écosse a rapporté jeudi dans un communiqué de presse que d’autres victimes pourraient être identifiées.
La police a également précisé que le district scolaire avait retiré à l’enseignant tout accès à l’établissement et aux élèves dès la réception du premier signalement d’agression.
Un porte-parole du district scolaire a affirmé samedi dans un courriel adressé à La Presse Canadienne que l’enseignant était actuellement en congé sans solde, mais n’a pas pu fournir immédiatement d’autres commentaires concernant l'action collective.
John MacGillis, porte-parole du cabinet MacGillivray Law, a dit que quatre plaignants s’étaient déjà manifestés et que son cabinet cherchait à entrer en contact avec d’autres parents et tuteurs d’élèves ayant fréquenté l’établissement entre le 1er septembre 2025 et le 10 septembre 2026.
«S’il y a d’autres victimes qui souhaitent se manifester, que ce soit auprès de nous ou de la GRC (…) c’est extrêmement important à ce stade», a-t-il soutenu.
Le cabinet d’avocats a l’intention de déposer une requête devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse dans deux mois — le délai de préavis requis pour informer le district scolaire de l'action collective — a précisé M. MacGillis.
Il a également indiqué que les plaignants avaient l’intention de réclamer des dommages-intérêts compensatoires, mais qu’il était trop tôt pour en estimer le montant.
L’enseignant cité dans l’avis d’intention d’action du cabinet d’avocats n’a pas répondu à la demande de commentaires de La Presse Canadienne au moment de publier.
Sa prochaine comparution devant le tribunal dans le cadre des poursuites pénales est prévue le 19 octobre à la Cour provinciale de Pictou.
Tori Fitzpatrick, La Presse Canadienne

