La ministre des Affaires étrangère plaide pour une autonomie stratégique devant l'ONU
OTTAWA — La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a placé l'«autonomie stratégique» à l'avant-plan dans le discours qu'elle a prononcé samedi au nom du Canada devant l'Assemblée générale des Nations unies.
Le discours de Mme Anand a fait écho à la volonté du premier ministre Mark Carney de voir les puissances intermédiaires collaborer en tissant des liens plus étroits.
Elle a affirmé que le Canada soutenait la Cour pénale internationale, au même moment où Washington s'est donné pour quête de démanteler cette institution, et que des critiques reprochent au Canada de ne pas dénoncer cette coercition de la part des États-Unis.
Mme Anand a ajouté que le Canada était prêt à travailler avec la personne que les membres de l’ONU éliront comme prochain secrétaire général, quel que soit son genre, après le souhait formulé par le gouvernement de Justin Trudeau qu'une femme prenne la tête de l'organisation.
Dans son discours, elle a appelé à une paix juste en Ukraine, à l’autodétermination des Palestiniens et des Israéliens, ainsi qu’à la fin des violences motivées par la haine, telles que l’attaque perpétrée la fin de semaine dernière contre une synagogue de l’Ontario.
Mme Anand s’est exprimée à la place de M. Carney, qui était à l’ONU de lundi à mercredi, mais dont les représentants ont indiqué qu’il ne pouvait pas prononcer le discours du Canada en raison de conflits d'horaire.
Dylan Robertson, La Presse Canadienne

